La première fois est rarement un événement que l’on oublie facilement pour de bonnes…et de mauvaises raisons ! Je te livre aujourd’hui mes 10 commandements pour une première fois partagée dans la joie et la bonne humeur.


Souvent constellée d’un cocktail d’angoisses et de projections, la première fois est rarement abordée à table, pendant les repas de famille. Papa et maman parleront volontiers de préservatifs et de sida tandis que tes copines t’expliqueront comment bien sucer avec le thermomètre de la piscine… ah, ça n’arrive qu’à moi, ça ?

Il faut dire STOP à l’angoisse et lever le voile sombre qui recouvre ce moment magiquement maladroit.

 

1. En avoir envie

Te sens-tu poussé.e à franchir le cap afin de rentrer dans une norme sociale, d’être comme les autres ? Tes ami.es l’ont toutes ou tous fait et tu te sens peut-être isolé.e. 

Premièrement, il n’y a pas d’âge auquel il faudrait impérativement avoir eu un rapport sexuel. La moyenne est d’environ 17 ans, mais cela reste une moyenne et sûrement pas un modèle à suivre ! Le meilleur âge pour faire l’amour reste celui auquel tu te sens prêt.e, que ce soit à 13 ou à 70 ans.

Si tu le fais parce que tu te sens contraint.e ou obligé.e, crois-moi, ce moment gardera toujours le goût d’un vieux pain au chocolat moisi. Mais si tu es motivé.e par le désir, la curiosité et l’envie, ALORS VITE PASSE A L’ETAAAAPE DEEEUX !

 

2. Trouver LA bonne personne

On lit souvent des conseils du type : fais-le avec une personne que tu êêêêêmmmeuuuh. Or ce n’est pas vraiment le plus important. L’élu.e de ton cœur est peut-être irrespectueux et indigne de confiance… hein… on ne sait jamais.

Bon, pour trouver ton partenaire idéal, il faut :

  • qu’il soit beau, belle, qu’il y ait une attirance physique
  • qu’il respecte ton corps en acceptant les refus et en le traitant avec bienveillance
  • et donc que tu lui fasses vraiment confiance !

La mauvaise idée serait peut-être de se lancer sur le garçon en manque de cette soirée miteuse avec un litre d’alcool dans le sang. J’dis ça, j’dis rien, chacun s’occupe de ses fesses.

 

3. Etre consentant.e

Le consentement, le sujet qui fait débat ! Bon, tu verras, pas besoin d’en faire tout un plat. Demande à l’élu.e de ton cul COEUR s’il serait ok pour s’ébattre joyeusement avec toi. S’il te dit OUI, alors ça veut dire OUI. 

En revanche, s’il te dit :

  • non
  • je sais pas
  • je sais pas trop
  • je n’en ai pas envie
  • dégage
  • je préférais manger une glace
  • HAHAHAHAHAHA

Alors, ça veut dire NON. Et c’est tout, ça s’arrête là. Pas la peine d’insister, tu peux toujours essayer de savoir pourquoi, mais ne fais aucune pression physique et morale pour obtenir un rapport, sinon cela s’appelle un abus sexuel ou un viol en fonction de la pratique……………….. mais nous y reviendrons.

C’est simple, tout ce qui n’est pas OUI, c’est NON. Izi, bon, si ton partenaire n’est pas ok, désolée, mais tu peux toujours aller lire mon super article en cas de grosse déprime ici !

 

4. Se protéger

Vient le moment tant attendu de la protection, sortez couverts, comme on dit. Je ne parle bien entendu pas de parkas ou autre colifichets visant à se protéger des intempéries HEIN. Bon, il faut procéder par étapes.

Déjà, ta relation est-elle amenée à durer dans le temps ? Si oui et surtout si tu envisages des rapports sans préservatifs, il serait peut-être bon d’envisager un dépistage. Le dépistage est une simple prise de sang délivrée sous ordonnance pour repérer d’éventuelles maladies sexuellement transmissibles comme la syphilis, les hépatites…

Même si vous êtes absolument certain.e de n’en posséder aucune dans votre collection, il est important que les deux partenaires se dépistent. Vous aurez alors l’esprit serein. Ce qui est beaucoup plus agréable si un accident venait à surgir tel un pokémon.

pokemon pikachu appears

Une fois le dépistage réalisé, tu peux envisager de remplacer le préservatif par un autre moyen de contraception. Peu de contraceptifs sont destinés aux hommes, mais ce n’est pas une raison pour que ce dernier ne se sente pas impliqué : la pilule, l’implant, le stérilet… Ou des méthodes plus naturelles telles que la symptothermie.

Pour le choix de ta contraception, tu peux trouver des infos dans mon article sur les méthodes de contraception et leurs effets secondaires. N’hésite pas à aborder le sujet avec ton médecin traitant. N’aie pas peur du jugement. Il n’est pas là pour ça.

 

5. Bien communiquer

La première pénétration vaginale, parfois les premières préliminaires sont des moments souvent stressants entre la peur de se dévoiler et la peur de mal faire. Il est donc important de bien communiquer !

Premièrement : no pression. Ta première fois ne ressemblera pas à un film X, elle sera sûrement même assez nulle en terme de “performances” si je puis m’exprimer ainsi, mais ce qui est génial, c’est la maladresse partagée et l’excitation liée à la découverte.

Deuxièmement : que ce soit ta première fois ou ta millième fois, le sexe, ce n’est pas de la performance, c’est du plaisir uniquement. Enfin, ça devrait l’être, non ? Alors ne te mets pas la pression !

Bien communiquer, c’est faire comprendre ce que l’on aime, ce qui nous est désagréable, ce qui nous fait carrément mal ou encore ce que nous acceptons ou refusons. Tu peux crier, tirer les cheveux, parler, froncer les yeux, jouir à pleine bouche, enfin, tu fais comme tu veux du moment que c’est consenti entre vous. L’important c’est de prendre son pied en guidant son partenaire vers ce que l’on aime et en le chassant à grands coups de fourche dès que cela devient désagréable.

 

6. Et si ça ne rentre pas ?

“Mon vagin est tellement petit qu’un zizi n’y rentrera jamais !”

Tu as sûrement déjà entendu ou prononcé cette phrase. Détrompe toi, le vagin c’est super, parce que c’est hyper flexible. C’est normal puisqu’il est sensé pouvoir faire passer un enfant.

Il est possible que ton vagin se contracte sous le coup du stress. Dans ce cas, rien ne sert de forcer… Tu vas juste te faire mal. Prends le temps de respirer, de te détendre et si tu sens que tu es trop tendue, ce n’est pas grave ! Tu as déjà franchi un sacré cap. La prochaine fois sera encore mieux. Il n’y a aucune honte à vivre une première fois en plusieurs temps, ça peut même te rassurer et t’aider à prendre confiance.

 

7. La bonne position ?

Personne ne peut choisir à ta place ce qui est bon pour ta première fois. Les positions les plus couramment choisies pour une première pénétration reste le missionnaire et l’andromaque. Garçon sur fille, fille sur garçon. A toi de voir.

Ces positions ont le mérite d’offrir de la proximité, la possibilité d’échanger des regards et de se caresser. Ce qui est plutôt confortable quand on découvre encore son partenaire.

 

8. La douleur

On y arrive à la douleur, celle qui inquiète et rebute tant de filles et de femmes. J’ai même pu lire sur certains forums “sexo” qu’elle était acceptable et que c’était juste un mauvais moment à passer. Tu trouves ça bizarre ? Moi aussi et ça tombe bien, car si ta première fois se passe bien, tu n’auras pas mal !

Déjà, ne t’inquiète pas pour ton hymen. C’est une membrane qui ne recouvre absolument pas la totalité de ton vagin sinon tes règles ne pourraient pas s’écouler ! C’est logique sapristi. Donc l’hymen est une petite membrane qui recouvre partiellement le vagin, souvent très fine et très petite. Elle ne se déchirera pas le jour de ta première pénétration, car elle est élaaaastiiiique, c’est magique !

En revanche, tu peux te faire mal ou ton partenaire peut te faire mal si vous ne respectez pas quelques règles de base:

Lubrifiée tu seras. Soit naturellement, soit avec de la salive, soit en utilisant un lubrifiant en supplément, n’hésite pas à t’en procurer.

Détendue, tu seras. Le vagin se contracte à cause du stress et des tensions ; donc pas de pénétration si pas de détente absolue. Pour amener la détente, rien de mieux que des préliminaires qui détendront ton vagin : stimulation du bouton du clitoris avec la langue, le doigt, stimulation du vagin, des seins, papouilles, mots doux, caresses en tout genre seront les bienvenus pour que tout se passe bien.

 

9. Le sang dans toute cette histoire, il est où le sang ?

Longtemps, on a cru et certains pensent encore qu’une fille vierge saigne. Ce qui est totalement faux. Les saignements surviennent dans la plupart des cas lors de déchirures des parois du vagin suite à un manque d’excitation et de lubrification.

Saigner lors de ton premier rapport sexuel n’est en aucun cas un indice de virginité. Il t’arrivera peut-être même de saigner plus tard lors d’autres rapports suite à quelques maladresses. Le sang ne donne qu’une seule indication : les parois de ton vagin ont été fragilisées.

Nous sommes toutes différentes et nos vagins ont des sensibilités variables. C’est toujours mieux de faire l’amour sans saigner, mais cela peut arriver, surtout la première fois si l’on ne connaît pas très bien son corps. Le meilleur moyen de prévenir ce phénomène : y aller en douceur, prendre son temps, arrêter à la moindre sensation douloureuse.

Même si les saignements sont un phénomène courant dans la vie sexuelle des êtres humains, il ne faut en AUCUN cas le banaliser. Si tu saignes, c’est que quelque chose ne s’est pas passé correctement ; donc mets fin au rapport, discute avec ton partenaire sur ce qui s’est mal passé et réessaye plus tard si tu en as envie.

10. Apprends à dire NON

Que tu aies un zizi ou une zézette, apprends à dire et à recevoir un “non”. Accepte le refus non pas comme une critique de ta façon de faire, mais comme la preuve que ta partenaire ou ton partenaire se sent suffisamment en confiance pour s’exprimer librement avec toi !

 

C’était mon dernier conseil pour aujourd’hui ! On se retrouve dans les commentaires pour sexpliquer ? C’est très précieux pour moi de savoir si cet article t’a été utile. N’hésite pas à me dire si tu as des suggestions ou des modifications. ♥

 

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