Pas ce soir, chéri, j’ai mal à la tête

Se sentir coupable de ne pas faire l’amour, de ne pas être à la hauteur, se sentir coupable d’être différent. Le sexe peut devenir une souffrance au point de ne plus vouloir être soi.


La culpabilité sexuelle

La culpabilité sexuelle, c’est quand tu te sens coupable de ne pas avoir de libido ou de ne pas avoir envie de sexe. Soit parce que ton compagnon ou ta compagne exerce une pression sur toi, soit parce que tu te fous la pression tout.e seul.e !

Si, fondamentalement, les pratiques sexuelles ne diffèrent pas d’une époque à une autre, on observe une libération relative et progressive de la parole au sujet des questions du sexe.

En plus de cette libération de la parole que j’estime très positive, on trouve une explosion, notamment à travers les médias visuels, de représentations soit sexuelles soit connotées sexuellement. On peut très vite se sentir nul.le devant cette sur-représentation de culs partout.

Nul.le de ne pas correspondre à un schéma que l’on croit vrai : “tout le monde a une vie sexuelle active, intense et parfaite ; et c’est la norme. Si je n’y corresponds pas, je ne suis pas normal.e”.

Pourquoi c’est nul ?

Je suis en effet très forte pour problématiser des sujets de façon pertinente… arrhhm, passons. Il ne faut pas oublier que les médias (des pubs aux films pornos) donnent une image de ce que peut être la sexualité. UNE IMAGE. C’est-à-dire un idéal, une projection, une illusion, pas la réalité ni ce qu’elle devrait être.

OUI la sexualité peut être comme dans un film pornographique, un film romantique ou une publicité suggestive d’une marque de luxe, mais NON la sexualité ne doit PAS être de cette façon pour être acceptable et “normale”.

Le concept de normalité en matière de sexe n’existe pas. Ce qui est important, ce n’est pas d’être heureux.se, mais de se sentir bien vis-à-vis de sa vie sexuelle. On peut être heureux.se sans baiser, en se masturbant uniquement, en ayant uniquement des rapports sexuels avec d’autres, une sexualité SM ou en faisant le missionnaire une fois par mois avec son compagnon après un film…

Ce que je veux dire, c’est qu’il faut se poser les bonnes questions :

– Est-ce que ta vie sexuelle te convient ?

  • Si oui, n’y change rien et tu t’en fous ; le reste du monde pense et fait bien ce qu’il veut.
  • Si non, demande-toi pourquoi. Est-ce parce que tu as l’impression de ne pas rentrer dans une norme ? Parce que tu subis des violences ? Parce que tu ne te sens pas pris.e en compte dans tes rapports ?

Si tu n’es pas satisfait.e, parce qu’inquièt.e de ne pas correspondre à la norme, que tu te forces à te faire pénétrer parce que c’est “normal” ou que tu angoisses vis à vis du fait que tu n’as pas envie de sexe alors que tu estimes que tu DEVRAIS en avoir envie, laisse-moi te donner un conseil : LÂCHE PRISE. (voir suite)

Si tu te sens nul.le, parce que ton/ta partenaire te le fait sentir, rendez-vous en fin d’article.

La norme n’existe pas

C’est se faire violence que de vouloir correspondre à une norme avec laquelle on ne rentre pas en adéquation. C’est faire violence à l’autre que de lui imposer une pression vis-à-vis de sa sexualité.

Peut-être que tu as déjà ressenti de la culpabilité à refuser un rapport, peut-être que ton ou ta partenaire te reproche de ne pas être “normal.e”, fait reposer sur toi le poids de sa frustration…

A toi, je voudrais te dire une chose : le sexe doit rester un plaisir. Il ne doit en aucun cas être pas une source d’angoisse.

Il existe autant de sexualités différentes que de personnes sur Terre. Peut-être que ta sexualité ne matche pas avec celle de ton / ta partenaire. Cela arrive que les libidos divergent totalement entre individus. Peut-être que ce sera constant et que tu ne peux rien y faire, peut-être cela résulte-t-il d’un manque de communication, dans tous les cas, laisse-moi te donner quelques petits conseils que tu pourras adapter à ta situation.

Mes TIPS !

La culpabilité sexuelle intervient lorsque les deux partenaires ne sont plus sur la même longueur d’onde sexuelle, si je puis dire. Ce n’est pas une question de genre ou d’orientation sexuelle. L’homme n’est pas nécessairement le demandeur et la femme la rejeteuse. Pas besoin de dégainer l’arme sexiste du : c’est normal qu’elle n’ait jamais envie, c’est une femme. C’est une question de LIBIDO. Et chaque être humain (femme / homme / non binaire…) est différent !

Tu te sens coupable ou frustré.e ? COMMUNIQUE ! Tu ne devrais pas être dans la culpabilité, parce que le sexe n’est pas une obligation : il répond à ton plaisir en accord avec autrui. Si tu te sens, au contraire, frustré.e parce ta / ton partenaire a moins envie que toi, tu es tout aussi légitime à aborder le sujet. C’est même vital de comprendre la source de cette “mésentente de libidos”.

Tu en apprendras plus sur les envies du moment et les sources de stress actuelles de ton , ta partenaire. Peut-être que votre dernier rapport ne s’est pas bien passé ? Qu’iel est stressé.e en ce moment ? Qu’iel est bloqué.e par quelque chose ?

Engager le dialogue, c’est s’assurer une vie sexuelle enrichissante (une vie enrichissante tout court d’ailleurs).

Quand l’autre n’est plus notre allié.e

La vie n’est pas toujours toute rose… Il arrive que certaines personnes soient toxiques et rencontrent des personnes fragiles dont elles abusent afin de se rassurer sur leur supériorité.

Peut-être que tu es dans une configuration de ce type. Laisse moi te faire une piqûre de rappel : promis, c’est sans douleur.

PERSONNE n’est en droit d’exercer une pression psychologique (ou physique) sur toi afin d’obtenir des faveurs sexuels, même ton ou ta partenaire. Iel te réveille la nuit à plusieurs reprises pour te demander du sexe ? Iel insiste quand tu refuses en reformulant ses demandes ? Il te fait culpabiliser en se plaignant que tu n’en as jamais envie ?

S’iel te force à avoir un rapport sexuel avec lui / elle alors que tu n’as pas dit oui ou que tu as dit oui après qu’iel ait demandé 10 fois, alors, il s’agit d’un abus sexuel voire d’un viol – en fonction du type de rapport.

Peut-être que ton ou ta partenaire n’en ait jamais arrivé à un tel crime, mais qu’iel te fait tout de même culpabiliser au quotidien à coups de petites remarques blessantes.

Mon premier réflexe : rétablir un dialogue sain afin de parler des frustrations de chacun. Mais si la chose a été tentée et / ou que tu ne te sens plus en sécurité avec lui / elle : fuis. Protège-toi.

Le monde est rempli de personnes avec qui tu entreras en adéquation. Ne perds pas ton temps à baigner dans de mauvaises ondes.

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